Cette année a commencé tôt, à Pâques où nous faisions, notre bande de joyeux lurons, notre première sortie en Haute Loire.


MONISTROL sur LOIRE  Haute Loire

les 7 et 8 Avril

Une grosse exposition qui se lançait pour sa deuxième année que Michel Soleillant avait repérée l'an dernier. Plusieurs sites: le stade, la grande salle d'expo et la piscine étaient réquisitionnés, distants d'environ 200 mètres, un temps superbe mais frisquet, voilà de quoi passer un bon week-end.

Mais il y a un mais, quand nous avons demandé comment étaient régies les radio sur cette surface nous nous sommes aperçus qu'il n'y avait rien de prévu. Bilan de la première journée: deux avions éclatés sur le stade et à la piscine des pertes de contrôle avec contacts sur les bords carrelés du bassin.

Le soir après le repas nous sommes reconduits pour une bonne partie dans des logements d'un collège technique et l'organisateur nous prévient qu'il ferme les portes à clef pour que personne d'autre ne rentre. Grosse engueulade dans les couloirs: nous prendre pour des collégiens n'a pas plu! Tout a été déballé, le gars a laissé les portes ouvertes et promis une amélioration du côté des fréquences. Le lendemain matin un plan d'alternance de tranches d'une demie heure était mis en place avec un contrôle par talkies walkies. C'était mieux comme ça.

Il y avait quelques choses intéressantes dans la grande salle d'expo: des constructions en allumettes, un immense champ de bataille de la campagne de Prusse napoléonienne, des dioramas, des circuits de trains, des maquettes de bateaux, d'avions etc.

         

         

La piscine étant devenue obsolète nous ne savons pas si cette manifestation verra une autre édition.


FESTIVAPEUR  à DIGOIN  Saône et Loire

les 23 et 24 juin

Celle là je voulais la faire, après l'avoir ratée l'an passé, même que je suis arrivé dans les premiers. Le temps n'était pas terrible, je revenais d'Aubagne où j'avais passé une semaine, j'ai remis une petite laine et rallongé le short en arrivant, ça pleuvait.

Le samedi matin, direction la fête, pas facile d'accès! Le niveau de la Loire étant à environ 50 cm du sol, c'était une éponge, les gars avaient bien étalé des camions de sable la veille mais les tracteurs et semi-remorques qui amenaient les machines avaient déjà fait des ornières difficiles à passer, il y avait ce qu'il fallait pour pousser.

Le barnum du modélisme se trouvait sous les arbres près du canal et le soleil qui pointait son nez faisait monter une brume du sol, c'était beau. Poser le matériel sur les tables, isoler les caisses de l'humidité sous ces tables, et en route pour un premier tour de repérage...

Ils en bavaient pour installer les locomobiles, c'est lourd et ça s'enfonce mais ils connaissent leur boulot: quelques morceaux de bois sous les roues pour mettre de niveau et le tour est joué.

       

Les machines s'installent doucement et mettent en chauffe et assez rapidement entraînent leurs équipements: il y a la scierie, le moulin à farine, la machine du sabotier, des pompes à eau sur le canal, et une génératrice qui va alimenter le site.

         

   

Il y a avait aussi quelques voitures vapeur (deux White et une reconstruction artisanale d'un modèle 1880-90), c'est à signaler parce qu'assez rare. Il est vrai que sur une White il y a eu une bonne partie de mécanique sur l'herbe...

       

Et puis le gros de la troupe: les locomobiles et rouleaux compresseurs, en ballade ou tournant sur place avec des concerts de sifflets et sirènes pour deux Hollandaises. Des machines en bon état, d'autres trop belles pour être vraies, des machines de pros de l'exposition même un peu du cinéma (il est vrai que la restauration a dû leur coûter cher, les peintures de pro aussi et des laitons et cuivres toujours rutilants donc l'obligation de rentrer dans ces frais).

         

        

Une surprise aussi, un moteur Stirling dans une version que je ne connaissais pas, un Phillips fabriqué à l'origine pour l'armée américaine et qui a été distribué en grande quantité en Hollande dans les années cinquante lors des inondations provoquées par la rupture des polders. Celui-ci a été récupéré en Angleterre et fonctionne à merveille.

   

Et enfin un peu de nous et des chaloupes de l'ABV, c'est vrai que nous étions là pour regarder, nos navigations sont passées un peu en second, nous avons bien mangé (du charolais), bu aussi, rien à regretter.

   

Je tiens à remercier ici au nom de nous tous l'association "le Chaudron" organisatrice de l'évènement pour leur accueil, leur gentillesse et leur bonne humeur, nous avons passé en leur compagnie deux jours de bonheur.... A bientôt.


 

AGRIVAP à AMBERT  Puy de Dôme

Le 30 septembre

 

Pour continuer notre exploration de cette région (Haute Loire et Puy de Dôme) où l'on mange bien, nous sommes partis à 6 le samedi 29 au matin pour profiter de visiter les alentours, en particulier un musée: Le moulin de Richard de Bras, une papeterie à l'ancienne. Rendez-vous pris ensemble sur la place de la gare d'Ambert, repas au resto puis en route pour ce moulin.

Impressionnant de profiter de cette opportunité: visiter le lieu où vivaient et travaillaient les papetiers confirmés après beaucoup d'années d'apprentissage, la salle commune, la chambre et tout à côté les marteaux énormes écrasant des heures et des heures du chiffon, entraînés par une roue à aubes jusqu'à obtenir une pulpe transférée dans un énorme bac réchauffé au feu de bois, puis passée "au cadre", égouttée, ensuite débarrassée de son eau à la presse et mise à sécher pendue au plafond d'une salle, enfin détourée au massicot aux cotes standard. Cette fois ci comme pendant une partie de l'été la pâte était avec option pétales de fleurs, la classe...

Il est vrai qu'en passant par la boutique les prix étaient fonction du travail produit et que la majorité de la clientèle est composée d'artistes, d'ailleurs notre ami Jacques qui s'entraîne à l'aquarelle n'a pas osé commencer par ce papier, plus tard peut-être.

     

           

En sortant nous sommes passés à la salle d'expo installer notre matériel puis dans la soirée nous sommes allés voir le frère de Michel chez qui nous étions invités à manger, puis dodo, demain il fera jour...

C'est vrai, il faisait jour. Ce fut calme, des visiteurs intéressés par tout, Agrivap ça fait rétro, donc les copies d'anciennes machines cela ne peut qu'attirer le passant. Pas trop trop de monde, juste ce qu'il faut.

         

Au cours de l'après midi nous avons été invités par les organisateurs à visiter le musée qui entourait en fait la salle d'expo. Visite guidée s'il vous plait, une partie consacrée aux machines de tissage ce cordes, câbles, chaînettes et chapelets, des spécialités régionales, des machines très compliquées dont certaines servaient au travail à domicile; ensuite les tracteurs et machines agricoles, enfin le plus intéressant pour nous: les machines à vapeur.

Une belle collection bien entretenue, des commentaires très au point: merci au guide et à l'association.

     

       

   

       

Un bon moment passé là bas, les "saucisses lentilles" et le Saint Nectaire au poil!

Merci AGRIVAP.  http://agrivap.free.fr/


Aquavap 2007 à Gémenos (13)

les 6 et 7 octobre

Après deux défections dont celle de l'an dernier pourrie par le temps, je tenais beaucoup à y retourner, je suis donc parti le vendredi matin, à 12h30 j'étais chez Paul. Roger était déjà là, Andrée nous avait préparé un bon petit plat de là bas. Les retrouvailles faisaient du bien.

L'après-midi nous sommes partis au plan d'eau Roger et moi pour installer le parcours. Beau plan d'eau avec une hauteur jusqu'aux genoux, il avait été nettoyé mais quelle patinoire, mon collègue n'ayant pas de chaussures adéquates a renoncé de mouiller sa brioche, il a fait des noeuds pour accrocher les plombs sous les bouées! Au bout d'un moment nous nous sommes aperçus que les bouées glissaient sur le fond en ciment elles aussi, il a donc fallu les percer pour les lester en eau et raccourcir toutes les ficelles, si bien qu'on ne finissait que le soir.

Rentrés chez Paul on lui a donné un coup de main pour faire ses terrines de filets de sardines au citron, il avait déjà fait la tapenade et l'anchoïade, j'en connais qui vont se régaler demain avec le rosé (tisane de rose comme dit Jean Bertin)....

           

Le lendemain matin, tous les trois sur place de bonne heure, les bouées se sont encore déplacées, le niveau a monté et il y a un petit courant dans ce plan d'eau, alors retour au bouillon. Les habitués sont presque tous là, fidèles eux aussi. Ils nous donnent un coup de main pour installer les tables et monter le barnum, puis nous avons discuté et épluché les nouveautés jusqu'à midi et attaqué les bonnes choses de Paul pour l'apéro (c'est bizarre, c'est long à préparer ces sardines, mais qu'est-ce que ça se mange vite!).

           

Après un petit casse croûte, les concurrents veulent en découdre avec le parcours. Paul fait le "public relations", Roger et moi faisons juges et embauchons des intérims parmi les membres du club. Le parcours est trop dur!!!! On entend toujours ces réflexions, mais Eduard l'Autrichien fait un sans faute comme d'habitude... Le soleil tape dur et l'eau est fraîche, ça fait du bien d'aller récupérer son bateau en panne quelquefois.

           

           

           

         

Et puis le temps passant vite il a bien fallu remballer notre matériel, passer à Aubagne prendre une douche pour revenir à Gémenos où nous passions la soirée au restaurant.

Là, une surprise nous attendait: Paul m'en avait parlé depuis longtemps, il travaille dur l'harmonica et il avait pensé nous faire un petit récital à l'apéro, c'est donc accompagné de son prof qu'ils nous ont joué trois morceaux de musique, nous lui avons bien pardonné quelques petits dérapages dus au trac, il en transpirait! Personnellement j'étais fier de lui quand je sais la méthode qu'il pratique... Ils ont eu droit tous deux aux applaudissements de l'assemblée.

Le repas fut excellent (salade de poulpe entre autres), nous savons où nous irons l'an prochain. Puis ce fut le moment d'aller se coucher, il y avait encore la suite le dimanche...

         

A 9heures nous étions à nouveau sur place, à nouveau j'ai dû remettre des bouées en place, et puis moi, je voudrais bien faire quelques navigations, je suis inscrit au concours et il y a pas mal de gars qui ont encore un parcours à faire, je mets en chauffe.

Tout le monde n'est pas arrivé, Eduard est là, puis en discutant avec lui (en Austrofranglais) il me demande si je navigue...il n'y a pas de juge libre...moi je peux faire le juge qu'il me répond, ok, on y va. Le premier parcours n'est pas terrible, je suis gêné par un escargot qui est parti avant moi, alors je dis a Eduard: je fais les trois dans la foulée, il y a de la place, au troisième je touche une bouée seulement, c'est bon. Maintenant je vais reprendre une place de juge mais en statique avec Paul et Roger, sauf pour mon bateau bien sûr.

Tout ça nous occupe jusqu'à l'heure du repas, Bernard Machat nous a encore préparé une paella, c'est bon ce qu'il fait. On ressort les sardines, la tapenade, l'anchoïade et les branches de céleri, le kir, "la tisane de rose" et c'est reparti: manger-boire (pour vivre), discuter, plaisanter, rire beaucoup, il n'en reste plus beaucoup des concours vapeur, mais à Aquavap, peut-être parce que c'est le dernier de l'année, on se régale.

               

L'après-midi il y a moins de candidats pour faire des navigations, tout le monde est à jour, et je ne sais pas si c'est le soleil ou le breuvage à volonté, mais il y en a qui ont des couleurs, ça discute à l'ombre en attendant la demie heure d'endurance, les visiteurs sont nombreux, tout va bien. Je récupère les bouées pour ne laisser qu'un triangle quelconque pour tourner autour et je fais la chasse aux "coureurs", il n'y a pas beaucoup d'amateurs, mais en insistant, presque tous les bateaux en état de naviguer seront sur la ligne.

Le départ est donné dans la pagaille bien sûr comme toujours, et c'est parti pour 1/2heure, je me bagarre un peu avec Eduard et sa chaloupe rapide, puis il s'arrête pour un petit problème et je prends de l'avance. Le plus dur est de commencer à prendre un tour aux paquets en bagarre, et les commissaires n'ont pas de drapeau bleu, et comme il faut dépasser par l'extérieur  ça prend du temps.

Finalement, malgré une pénalité d'un tour pour avoir raté une bouée (couillon!), je termine premier ex aequo avec Eduard, Paul et ses assesseurs font les comptes....

Une petite heure plus tard, remise des prix, je reprends le trophée de la bonne dame, des cadeaux en liquide pour tout le monde, du premier au dernier personne ne repart les mains vides et encore, il n'a plus de verger car il y aurait aussi les sacs de pommes....

Remise des prix:

Et voilà mon cher Paul, tu as stressé, donné de toi et ça a bien marché, je sais que tu as décompressé depuis. Ce fut une réussite, tous tes fidèles amis étaient là et ils reviendront certainement l'année prochaine malgré pour certains leur âge avancé... Mais quand on aime...