Chaque année, nous nous retrouvons ici ou là, en fonction d'un calendrier établi, étalé de Mai à Octobre, étalé aussi en surface, puisqu'il est possible d'aller naviguer en Angleterre, en Belgique, en Suisse, et aux quatre coins de la France. Depuis quelques années, certaines rencontres s'alternent tous les deux ans, il est vrai que l'organisation est un gros travail, et que trop, c'est trop!

  Je ne peux, évidemment ne parler pour l'instant, que des rencontres auxquelles j'ai pu participer ou assister, du côté organisateur, je suis encore en activité, et des voyages de plus de mille kilomètres AR pour un week-end sont assez fatigants et qu'il faut jongler avec les jours de congés.

  Pour la région Sud-est, la saison s'est commencée à Samoëns, Haute Savoie, et j'étais de l'autre côté de la barrière, faisant partie de l'organisation.


 7 et 8 Septembre, Vapeurs à la montagne. SAMOENS   Haute-Savoie

              

  Le Samedi 7, au matin, une quinzaine de participants se présentaient au "Lac aux Dames" et s'installaient au bord du lac supérieur, les tentes étaient de sortie, il faisait beau. Comme d'habitude, les retrouvailles se prolongeaient,  vers midi, tout le monde se dispersa casser une croûte, et à 14h30, les premiers mordus étaient déjà sur l'eau pour commencer leurs parcours, pendant que les juges "statique" commençaient leur travail. Petit à petit, la machine se mit en route et les juges "navigation" commençaient à être débordés.

  A 18h, rangement des bateaux dans les caisses, les voitures, nous avons rendez-vous au centre de vacances des "Becchis" pour l'apéro et un repas en commun, histoire de reparler vapeur, on n'a pas eu le temps! (en parlant de temps, dehors il pleut des cordes et l'orage gronde, c'est la montagne!). Après ce bon repas, la piscine "exotique" du centre était à notre disposition pour une navigation nocturne, puis la soirée se termina vers 23 heures, certains avaient fait une longue route.

             

  Dimanche matin, aux aurores, les plus acharnés, toujours les mêmes, étaient déjà en chauffe en attendant les premières navigations, en prenant quand-même le temps d'admirer la montagne sous le soleil, encore un peu embrumée de sa nuit, le lac est "d'huile".

  A midi, repas à la "guinguette du lac", à l'ombre, à 14h il y a une démonstration de mini-débarquement du Modélisme Naval Rhodanien, les navigations sont presque finies, les comptes aussi, il faut aussi préparer l'épreuve d'endurance, il y a peu de concurrents, il y aura moins de problèmes.

  A 16h30, remise des prix et arrivée d'une averse, c'est arrosé! Vainqueur: encore Peter....


28 et 29 Septembre, Vapeur à YZEURE Allier

           

 Le Samedi matin, lever de bonne heure, Yzeure, c'est Moulins, ça fait 300 Kms, jusqu'à Macon, c'est l'autoroute, mais après? Eh bien après, c'est la galère, cette route qui n'en finit pas de ses travaux, et en plus, voilà le brouillard! Bon, ce camion roule pas trop mal, je me cale derrière, de touts façons, on ne peut pas doubler.

  A l'arrivée au plan d'eau, grand soleil, c'est mieux que la dernière fois. L'accueil est chaleureux, comme d'habitude, un petit café?.... Christian Palisson, son équipe, Pierre Deberne, Annette, Delphine, ça fait du bien de se retrouver! Le programme des festivités en poche, je me trouve une table pour installer mon bateau, et je vais faire le tour de la bande, je suis le dernier arrivé! On n'est pas nombreux, c'est bizarre, tout le monde se pose la question, un sujet de discutions, entre-autres.

  Bon, c'est déjà midi, je n'ai fait que discuter, on s'en va manger avec les Grenoblois, y'a pas le feu au lac!

           

  Nous voilà de retour, beaucoup de monde navigue, je vais mettre en chauffe, on verra bien... C'est en pression 1/4 d'heure après, mais il n'y a pas de juge disponible, bon, on verra tout à l'heure, en attendant, il faudrait peut-être étudier le parcours....Oh là, c'est pas de la tarte, ce Christian, il nous concocte des passages de bouées de plus en plus tordus, avec mon gros bateau, je vais en baver! Je réussis quand-même à faire un tour, c'est vraiment tordu, je ne suis pas bien doué non plus, pas terrible.

  Et l'heure de la soupe arrive, les bateaux restent là, on s'amuse encore après! L'apéro, on parle toujours bateaux à vapeur, ça surprend quelqu'un? Un énorme buffet garni nous tend les bras, il ne faut pas tarder, on retourne à l'eau à 21h. Après ce souper qui nous a fait du bien, il ne fait pas chaud dehors, c'est nuit noire, magique, des bouées s'allument sur l'eau, nous allons faire une navigation de nuit, les brûleurs crachent leur gaz, on allume tous les feux, c'est parti!

  Il y a quand-même pas mal de volontaires, c'est l'embouteillage, il faut avancer à tâtons, c'est vrai, c'est beau, les juges n'en voient pas plus que nous, c'est au "pif". Comme on peut faire deux parcours, j'en refais un, c'est marrant, et celui-là aussi, j'arrive à le faire sans faute, nous serons deux premiers ex aequo. Content! Allez, on va se coucher, la journée a été longue...

     

  Dimanche matin, re-soleil, ça fait plaisir. toujours des problèmes pour trouver un juge, je fais encore une navigation, c'est toujours aussi dur, c'est fini, je ne referai pas un bateau si gros! Il y a une épreuve de vitesse, je ne la fais pas, ça risque de "frotter", je ferai l'endurance, je prépare pour être au top. J'ai eu raison, ça a frotté, un bateau coulé, pas trop grave, il y a 1m30 d'eau, il faut laisser sécher!

  Arrive l'épreuve d'une demi-heure de course, le petit problème de coulage de tout à l'heure en a refroidi quelques-uns, aussi, certaines machines sont fatiguées, nous sommes cinq au départ, en plus d'1 mètre. Les plus rapides partent à fond, pas grave, je peux suivre le rythme, je me cale derrière les deux premiers, j'attends quoi? le ravitaillement, ils vont vite, mais vont devoir s'arrêter, pas moi, j'ai largement de quoi tourner 45 minutes. Et ça marche, ils s'arrêtent, je n'étais pas loin derrière, je me retrouve devant avec deux tours d'avance, je finis à l'aise!

  C'était la dernière épreuve, maintenant, ils font leurs comptes, nous, on remballe.

  Remise des prix, des coupes, des cadeaux, des casquettes, tout le monde reçoit son lot, c'est l'heure des adieux, nous, les "sudistes" et quelques-uns en vacances nous retrouvons le week-end prochain à Brignoles chez l'ami Paul pour "AQUAVAP"


5 et 6 Octobre, Aquavap. BRIGNOLES Var

 Cette rencontre est la dernière de l'année, c'est la cerise sur le gâteau, et quand on y a goûté une fois, on ne peut plus s'en passer, la preuve, Madame mon épouse m'accompagne, elle est comme nous, elle l'aime bien notre Paul, depuis cinq ans, jamais nous n'avons raté le rendez-vous, même si c'est loin.

   

  Samedi matin, il pleut sur Annecy, départ à 7 heures, le soleil se montre à Orange, le temps de passer à l'hôtel, nous arrivons au parc "Mini France" à midi, juste pour l'apéro, et ça, chez Paul, c'est quelque chose! Comme tous les ans, il nous a préparé des anchois et sardines marinés comme il en a le secret, de la tapenade, de l'anchoïade sur des tartines de pain grillé, le bidon de rosé du coin, un régal!

       

  Quel plaisir de retrouver les Provençaux, la grisaille de chez nous est oubliée, les discutions vont bon train," avé l'assent!". Le cadre est superbe, un parc où sont reproduits plein de monuments, cathédrales et autres curiosités françaises, avec un joli plan d'eau, dans lequel, pour une fois dans l'année, il faut lever les bateaux pour mettre à l'eau! Merci pour les lombaires...

  On a tout avalé les gâteries de Paul, les nouveaux venus n'en reviennent pas, c'est sûr, l'année prochaine, ils seront là. On n'a même plus faim pour passer à table sur la terrasse du resto. Les bouées sont en place, les années précédentes, au lac de Besse sur Issole qui a perdu son eau, Charles installait le parcours l'après-midi, quand il avait retrouvé le plan du parcours, c'est vrai qu'il fallait une barque, ici, il y a un bon mètre d'eau! On commence à se faire engueuler parce que personne ne navigue, on est bien, là, au soleil.

                   

  Charles, le grand animateur, nous a bien prévenus, "cette année, je vous ai fait un parcours d'enfer, vous allez en baver"! Le pôvre, les sans fautes commencent à pleuvoir, il est écœuré. Un autre grand animateur aussi: Raymond Andréotti, impossible de s'ennuyer avec lui, cette année, il avait une grosse chaudière qui nourrissait plusieurs machines, une attraction à lui tout seul.

  Après quelques navigations, réussies, il était temps de passer à table et rejoindre l'hôtel pour une bonne nuit.

  Dimanche, le soleil est encore là, plus timide, et le mistral commence à se manifester, on a bien fait de boucler plusieurs tours hier, c'est plus difficile, le vent déporte les bateaux et les portes se referment toutes seules, en plus, il ne fait pas chaud!

          

  Encore quelques tours entre les bouées, beaucoup de bavardages, et c'est l'apéro, la même chose qu'hier, on ne remangera pas aussi bon jusqu'à l'année prochaine, on a bien essayé les recettes de Paul, ça n'a pas le même goût à la maison. Un petit repas, une causette à l'abri du vent, et c'est déjà l'endurance, à 16 heures. Jean-Marc est là avec son bateau très rapide, il doit pourtant faire un arrêt ravitaillement, pour moi, c'est comme d'habitude, mais le mistral est quand-même fort, je vais me traîner dans les bords vent de face!

  Le départ est bien donné à 16h, j'ai bien fait les pleins, brûleur au maxi, c'est parti, il faut faire sa place dans la cohue, première bouée au fond, le vent fait gîter fort, c'est dur à remonter, c'est pas normal, je me traîne vraiment. Au passage devant la ligne, je n'entends pas le brûleur, je m'arrête, c'est éteint. Défaire les superstructures, rallumer, recouvrir, et repartir doucement, il faut refaire de la vapeur, les autres sont loin! La bouée du fond, je crois que ça recommence, je coupe le gaz, par sécurité, je ne sais pas ce qui se passe, je remonte doucement, je rallume, et ça repart. Re-même problème à la bouée du fond, re-rallumage, non, je n'abandonnerai pas, mais ça dure quatre ou cinq tours, et puis au sixième, rien, tout va bien, les suivants aussi. Je me range, monte le brûleur à fond, et hardi petit, ça fonce, j'arrive à rattraper quelques concurrents, mais cette fois la demi-heure est trop courte, je fais le spectacle, mais j'ai pris trop de retard, c'est Jean-Marc qui gagne.

 

  C'est la course, il y a une raison, j'ai trouvé le problème, sur cette bouée tribord, je prenais comme les autres le vent par le travers, mon bateau assez haut gîtait fort, tout le gaz des deux réservoirs se trouvait transféré dans celui bâbord où se trouve la prise de gaz, celui-ci arrivait en liquide et engorgeait le brûleur, c'est tout bête et bon à savoir. Tant mieux pour JMC, cela prouve que les machines qu'il fabrique sont fiables!

  Pendant ce temps, Paul et les femmes ont fait les comptes, le classement, et préparé les lots, il y en a pour tous: des coupes, de l'outillage, des tee-shirts, des sacs de pommes, des bouteilles de rouge, de rosé ( pour les dames), même une fois, des fromages de chèvre, les voitures repartent chargées!

  Je me suis bien débrouillé, je gagne le général et je récupère le trophée que Peter avait emporté l'an dernier. Allez, au revoir mon Paul, porte-toi bien, et rendez-vous l'année prochaine!

Trophée Aquavap....