Bienvenue au "Chantier Naval Vapeur de la Pointe Percée", ANNECY, Haute Savoie, FRANCE

                   

       

    Fichier Zip à télécharger (649Ko)

   Les plans ci-dessus étant au format A4, leur agrandissement, me coûtait énormément cher, alors, aux grands maux les petits remèdes, je les ai doublés en photocopieuse, plus déformait trop, je me suis procuré du papier calque, et petits carreaux grands carreaux, je me suis repayé toutes les formes à la main, lissé les courbes avec une corde à piano et des punaises, et un certain temps plus tard, j'avais les plans à mon échelle.

   Quille et couples furent découpés dans un panneau de ctp peuplier de 6mm, évidés, et assemblés-collés sur un chantier quille en l'air (c'était mon premier bateau, j'avais pris beaucoup de renseignements sur la construction navale, cela me paraissait la meilleure solution).

   Sur cette charpente, j'ai posé un bordé en lattes de Samba 10x3 à la colle blanche "extérieur". Une fois bien sec, gros ponçage, masticage, re ponçage et pose intérieur et extérieur d'un satin de verre à la résine époxy. Les barrots de pont étant intégrés dans les couples, je les ai recouverts d'un ctp 3mm, largement découpé pour l'accès futur, et lui aussi protégé et collé par l'intérieur fibre et résine.

   Le roof de la machinerie, construit en charpentes de baguettes, recouvert d'un contre-plaqué 1mm roulé et collé à la néoprène, isolé aussi en fibre, fut fixé sur la partie de pont amovible maintenue en place avec des petits aimants.

  La fibre époxiée est tellement dure à poncer, que , me renseignant chez un carrossier, je lui ai fait passer, sur tous les éléments à peindre, une couche de mastic polyester au pistolet, et j'ai poncé, c'est tendre et en passant des couches légères de noir, on corrige facilement les défauts. Ce travail fini, je lui ai tout reporté pour passer une couche d'apprêt, et re-ponçage, au 600, au 1200, puis il m'a appliqué deux passes de blanc satiné bi-composants, superbe! Depuis, il parle de moi comme du fou du ponçage!

   Les cheminées: celles d'aération sont en fibre appliquée sur moule perdu en polystyrène, la grosse est faite de deux épaisseurs de contre-plaqué 0.7 et 1mm roulées enduites d'araldite sur un rondin d'alu Ø60, préalablement "beurré" à la graisse démoulante, recouvertes d'un film PVC, et saucissonnées avec des colliers métalliques. Après séchage, passage au tour entre pointes, masticage, ponçage et peinture "en bombe".

   Les oeuvres vives, peintes en vert, l'ont été faites, faute de compresseur, avec une bouteille de plongée et deux détendeurs à la peinture bi-composants.

   

   

   Ensuite, il a fallu recouvrir le pont d'un plancher de lattes teintées chêne et vernies satiné en faisant concorder les lignes du pont et de la partie amovible, je n'ai pas eu le courage de réaliser le calfat, une question de temps.  

       

  Depuis, cette chose est réparée, en conservant le vernis j'ai agrandi le joint entre chaque lame avec un outil plat à bout arrondi, genre spatule à environ 5/10èmes, et bourré ces fentes avec du "BLAKSON", produit d'insonorisation auto, puis gratté une fois sec, lavé à l'essence F jusqu'à avoir la teinte voulue, et recouvert de trois couches de vernis satiné.

 

  Nous allons poursuivre le détail de la fabrication dans le chapitre construction 2